dimanche 6 septembre 2009 -

Je n'avais pas eu le courage d'écrire le retour. Je suis revenu il y a bien longtemps maintenant mais je ne sais pas exactement il y a combien de temps. Je suis toujours ailleurs.

Au retour Pékin n'avait plus tout à fait la même couleur. Elle avait un peu plus la saveur des étés qu'on improvise, les routes ensablées ajoutent de la poussière à la brume, le ciel était bleu alors qu'il est toujours laiteux d'habitude, Pékin avait un peu plus le chant des grillons qui s'infiltre dans la salle de bains en été.

Quand elle m'a dit que la prochaine fois que nous nous reverrions ce serait en France, j'ai doucement acquiescé, il faisait presque frais, il n'y avait plus personne, et juste le bruit des voitures qui parcourent les grandes avenues. Elle m'a dit de ne pas être aussi triste, je n'avais rien dit pourtant, on était là à se regarder, se dire que c'était la fin mais bon, comment y croire, dans le taxi je n'entendais plus rien, je ne voyais plus rien, I guess it's goodbye, après tout. C'était dans le contrat.

On ne revient pas vraiment d'un voyage comme celui-là de toute façon.

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