mardi 29 septembre 2009 - loin de Paris

Je suis rentré depuis à peine un mois et c'est comme si la Chine n'avait pas existé. J'écoute fip, bois du café au lait avec deux sucres le matin et de la vodka tard dans la nuit.

Tout ce qui a changé, c'est que je me réveille dans le lit et la chambre de mon adolescence, les oiseaux ont remplacé le bruit de la vie les mots des gens, je prends le rer à heure fixe le matin car il n'y en a que deux par heure, j'arrive avec un quart d'heure d'avance dans une école où je me perds toujours, mes salles de cours s'affichent sur un écran dans le hall, les journées m'épuisent tant je suis loin de tout.

En une semaine il y a eu Barcelone et puis Carcassonne juste pour une heure, Toulouse et puis Bordeaux. J'imaginais Barcelone un peu comme l'Italie mais il n'y avait pas ni l'odeur de printemps ni la beauté de Rome. A Bordeaux, les promenades seul sur les quais m'ont donné envie d'y vivre un instant, juste un instant, juste y dormir une nuit et puis, me lever un dimanche matin, marcher jusqu'à la berge et acheter un pain au chocolat aux amandes.

Demain j'irai visiter le port du Havre en imaginant être un marin.

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dimanche 6 septembre 2009 -

Je n'avais pas eu le courage d'écrire le retour. Je suis revenu il y a bien longtemps maintenant mais je ne sais pas exactement il y a combien de temps. Je suis toujours ailleurs.

Au retour Pékin n'avait plus tout à fait la même couleur. Elle avait un peu plus la saveur des étés qu'on improvise, les routes ensablées ajoutent de la poussière à la brume, le ciel était bleu alors qu'il est toujours laiteux d'habitude, Pékin avait un peu plus le chant des grillons qui s'infiltre dans la salle de bains en été.

Quand elle m'a dit que la prochaine fois que nous nous reverrions ce serait en France, j'ai doucement acquiescé, il faisait presque frais, il n'y avait plus personne, et juste le bruit des voitures qui parcourent les grandes avenues. Elle m'a dit de ne pas être aussi triste, je n'avais rien dit pourtant, on était là à se regarder, se dire que c'était la fin mais bon, comment y croire, dans le taxi je n'entendais plus rien, je ne voyais plus rien, I guess it's goodbye, après tout. C'était dans le contrat.

On ne revient pas vraiment d'un voyage comme celui-là de toute façon.

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