dimanche 30 novembre 2008 - dans la prison thoracique

J'ai le corps malade, l'accord qui s'étouffe. J'ai le coeur qui s'écrase, mais cette fois c'est pour de vrai. Au milieu des foules parfois, juste un silence et je m'écroule, au milieu des foules parfois, mes yeux se ferment et le monde vacille, juste après le silence et je m'efface.

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mercredi 26 novembre 2008 -

les tableaux ne sont pas noirs
un
comme le ciel
les hommes pleurent
deux

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jeudi 20 novembre 2008 - Electronique numérique

"Pour le partiel de la semaine prochaine, il est clair que si vous savez pas implémenter une porte CMOS, simplifier une fonction booléenne ou synthétiser un automate, vous n'aurez pas la moyenne."

Moi j'ai juste compris le mot porte.

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dimanche 16 novembre 2008 -

Blanc pâle.
C'est la couleur des murs. Il y a toujours cette obsession de la couleur des murs.

Là. Est-il un lieu, un point précis, où s'arrêtent le dehors, le reste du monde et le passé, pour laisser place au sens ? Est-il un instant, comme un asile, un purgatoire, qui nous autorise à oublier ?

Je me disperse dans la bruine.

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jeudi 13 novembre 2008 -

Puis un jour vint le premier cours d'Éléments d'Algorithmique.

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mardi 11 novembre 2008 -

C'est si simple de disparaître quand les gens nous effacent.

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C'est la guerre mon amour

Dans la chambre, les cours s'étalent, il y a des vêtements partout. Je suis retourné là-bas, plus au nord, il y avait encore à manger dans les placards, une boîte de thé, des gâteaux, quelques bières, il y avait encore les bougies que j'avais achetées pendant l'hiver, il y avait deux brosses à dent près du lavabo, et puis la table était au milieu. Je suis allé sur le balcon et y suis resté longtemps, il faisait froid, de nouveaux voisins avaient emménagé, ils avaient déjà mis quelques plantes sur leur balcon.

Je me suis assis sur le canapé, et je ne saurais pas vous dire si je suis resté là cinq minutes, une heure, ou plus.

J'ai embarqué ce qui habillait un peu les murs, le moyen format, quelques livres, et puis l'écharpe que j'avais laissée là en septembre. J'ai jeté ce qui était resté dans le frigo et était périmé, j'ai jeté la brosse à dent. J'ai arrosé mon orchidée.

J'ai fermé la porte mais c'était trop affreux les souvenirs qui grouillaient là-dedans.

C'était vraiment trop affreux.

Dans ma chambre, je couvre les murs de couleurs et de mots. C'est la guerre mon amour. Je reconstruis ce que j'ai démonté là-bas. Les cours s'étalent, il y a des vêtements partout, et des collages et des photos sur les murs. La différence, c'est que je n'ai plus de valise déjà prête, au cas où.

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lundi 10 novembre 2008 -

Mais les choses ont cette fin terrible.

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jeudi 6 novembre 2008 - Dernier café

Je déteste la mauvaise foi ambiante.

Je déteste ceux qui font semblant d'avoir l'habitude de ces conférences professionnelles, entreprises d'audit ou de conseil stratégique. Je déteste les gens qui utilisent des mots qui ne veulent rien dire et qu'ils ne comprennent pas. Je déteste ces gens qui se comportent en garçons de café quand ils deviennent garçons de café. Je déteste ces enfants qui font semblant d'être à l'aise avec leur cravate bleue et leurs chaussures bien cirées alors qu'ils marchent en boitillant.

Et par-dessus tout, j'ai peur de faire pareil, et de m'y habituer.

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samedi 1 novembre 2008 - ce qui reste


Tu vois je me suis trompé. Les coeurs gèlent un jour mais bon on s'y fait, on prend l'habitude. C'est l'hiver. D'habitude mes mains deviennent rouges et brûlent. C'est flippant. Ça sèche, ça prend une couleur de terre aride, et des tas de petits ravins s'y creusent, parfois ça saigne. Tous les hivers, c'est comme ça.
Mais pas cette fois. Tu vois j'ai fait comme tu as dit. Je ne pleure plus et je n'ai plus le coeur qui s'écrase ou presque. On s'y fait comme on s'habitue à tout. Et même à la misère.
On peut de nouveau rêver.

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