mercredi 27 août 2008 - Deux

Je suis 2e sur liste d'attente aux Ponts et Chaussées.

C'est officiel, je cherche un tueur à gages, que je rémunérerai avec mon plan épargne logement.

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Après l'été

Aujourd'hui la bière a une saveur incroyable.

Il y a l'apaisement passager après les folies, quand on sait que le calme reviendra, quand on le sait - c'est différent. La lune perçait le ciel, puis le déchirait en deux tissus de chair, figés. La lune, qui éblouit, dans la froideur d'une nuit d'août. Et puis la brume, impassible, infinie. Plus tard, la nuit, et le froid qui lacère les jambes - enfin.

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lundi 25 août 2008 - Place publique

Cet endroit sans cesse est non-dits, allusions, appels à l'aide, oublis - sans cesse.

Et parfois ça me fatigue.

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mercredi 20 août 2008 - L'océan mer

"Et je n'étais plus rien ; plus rien qu'un fragile esquif au bord d'une grande fosse remplie d'épaves de tous les âges, destiné à en devenir une à mon tour. "

(Le mec qui s'auto-cite, Adorables années)

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vendredi 8 août 2008 - Marée noire

Avec cette boule au fond du ventre, au fond de la gorge, qui fait dire qu'on s'en remettra jamais, cet obstacle-là, infranchissable, cette haine, profonde, explosive, débordante, débridée, et cette infinie tristesse, avec tout ça, je doute parfois, vraiment, qu'il soit possible d'y survivre.

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dimanche 3 août 2008 - Pluie

Aujourd'hui, il y a eu beaucoup de larmes, tu sais. Et puis la pluie.

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samedi 2 août 2008 - Vivre en paix

J'écoute Brel, chanson par chanson, en boucle. Jusqu'à l'hypnose. Le son déchiré d'un accordéon rance.

Il y avait ces pas perdus à travers la ville. Comme toujours je marche vite, vite. Je sais où je vais. Comme toujours, je marche à grands pas, à pas rapides. Parfois je me perds mais je ne ralentis pas. A Beaubourg, Tatiana Trouvé me décevait un peu, Dominique Perrault m'ennuyait presque. J'ai jeté ma canette de coca light en arrivant là, sur cette grande place, je la retrouvai avec ce visage identique, ces expressions intactes, ses cheveux décoiffés, un peu ternes. Je me souviens d'elle, penchée sur sa maquette de la fontaine Stravinsky, ses éternelles maquettes. Il y avait le silence des rues pavées, et la douceur d'un été gris.

Pour me souvenir, un latté macchiato au cafélafusée, pour me souvenir, un muffin. Ca faisait un peu plus d'une semaine que, ça faisait un peu plus de deux ans que. Le muffin m'a rappelé à quel point elle parlait mal anglais, la dernière fois que j'en mangeais un, elle était à Boston, j'étais à New York. Le muffin m'a rappelé quand j'allais acheter mon petit-déjeuner au Stop&Shop, je me souviens encore du goût des petits muffins aux mûres, du café soluble, avant de courir prendre mon bus pour la fac. Je me souviens de Jon qui n'aimait pas trop les retards mais qui était gentil, et de Svetlana qui aimait ma chemise blanche en rappelant le cliché selon lequel Frenchmen are handsome.

J'ai fait mon pèlerinage d'été à Henri IV, à la rue Mouffetard, au Panthéon, elle ne reconnaissait pas la rue Mouffetard, c'est comme si les choses s'effaçaient. J'ai parlé des Buttes-Chaumont, sans vraiment y penser, il y eut ce silence, ce silence comme il y en eut tant, ce silence que je connais si bien, la seule fois où elle y est allée, c'était avec moi je me souviens, bien sûr je me souviens.

J'écoute Brel, évidemment, encore, en pensant, les choses s'effacent.

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