jeudi 31 juillet 2008 - Une

Une éternité à espérer, pour rien.

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dimanche 27 juillet 2008 - Chaque

Chaque jour qui me sépare du 31 me paraît durer une éternité.

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samedi 26 juillet 2008 - A mort

Je lui ai dit je reviendrai.

La chaleur des rues pavées était indécente. Aux ombres, on répondait, aux arbres, on chantait. Un morceau de pain, huile d'olive, tomate basilic, il y avait cette pâleur du jour qui s'éteint.

J'ai quitté Paris sans lui dire que je reviendrai. Sans même savoir. Je l'ai quittée pour un rêve, une belle, une folle, une ruine. Pour des nuits blanches, pour l'insouciance, pour faire comme si je ne revenais pas. Je l'ai quittée pour une artiste. Même si ça ne devait durer qu'un instant, qu'une nuit.

A Rome, conter les lumières et les murs, leur beauté insolente. Parfaite et agressive. S'allonger au bord du Tibre à double sens. Quelques gorgées de bière à l'ombre des arbres. Se rafraîchir aux fontaines. A Rome, dire je te veux tout entière, je te veux à moi. Contempler Saint-Pierre du haut de la Trinité-des-Monts.

Je veux encore, je veux comme j'ai soif, un latté macchiato, place Navone, les herbes folles du Tibre et derrière le Colisée, je te dirai mes secrets, je te dirai des bêtises, j'irai nourrir les canards, encore, comme avant, comme quand c'était bien et que j'étais sans toi. Je veux te voir, te vivre, oublier qu'on se quitte, toi et tes fontaines et tes promesses, et ces illusions, et la vie qui se construit autour des ruines qui jalonnent ton coeur, qu'on se quitte encore, encore une fois, toi et moi, comme si c'était la première, comme si c'était pour toujours.

Je t'ai dit je reviendrai mais j'espère que tu attendras que je te revienne.

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samedi 19 juillet 2008 - Et demain

Ce soir, les vacances, enfin, enfin. Enfin, c'est terminé. Enfin, ça commence. Ce soir, les vacances, ce soir le train de nuit pour Rome, ce soir, oublier, partir.

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lundi 14 juillet 2008 - Centraliens, centr-aliens.

Je pars aujourd'hui, mais juste pour aller passer mes oraux de Centrale. A Gif-sur-Yvette. Priez pour moi.

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jeudi 10 juillet 2008 - Grève du personnel

J'hésite (encore) à fermer cet endroit.

En plus le personnel de FIP est en grève.

Je retournerais bien à Battery Park en hiver.

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mercredi 9 juillet 2008 - Le larmier géant

J'ai des promesses d'avenirs et de destinations lointaines auxquelles j'ai cessé de croire. Croire, il faut toujours croire, espérer. J'ai cessé de penser que tout serait mieux après, qu'il restait des gens à rencontrer ou à aimer, des choses à accomplir, des endroits à vivre. J'ai arrêté tout ça, je ne sais plus quand, je ne sais plus pourquoi, mais je sais que c'est loin.

J'attends plutôt que d'espérer. J'attends qu'elle revienne, cette fièvre de tout voir et de tout savoir et de tout posséder. L'envie de vivre et tout ce que je cachais derrière cette expression banale. Les autoroutes, les champs de l'Amérique profonde, le Mékong, l'amour, l'amour encore, les mots, les camélias, le bruit de l'eau, l'orage. J'attends le déchirement, l'éclat, toujours, la fêlure fatale qui marquera la fin. J'attends que reviennent ces promesses-là, ces chemins à travers champ, ces poèmes hypnotiques.

Je ne crois plus aux voyages, aux retours incessants. Je ne veux plus retourner nulle part. Je veux partir, partir encore, sans revenir, sans rien emmener. Et que chaque départ soit le premier. Je ne veux plus réfléchir, organiser. Je rêve ou je meurs.

Il faut toujours espérer mais je n'espère rien. J'attends un retour.

J'attends ton retour.

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Divergences

J'aime bien parler de sciences sans faire les calculs. Avec A. j'avais prévu 1,5L de martini blanc, on n'a pas fini parce qu'on est des petits joueurs. J'aime bien ces gens avec qui on se met à parler, sans s'en apercevoir, de la mesure de la dureté de l'eau, de l'incomplétude et de l'inconsistance de Gödel, des logiciens d'Ulm (qui sont des gens si bizarres que même les mathématiciens d'Ulm les regardent bizarrement).

On se demandait autour de quoi tournait le Soleil, et si le centre de masse du système solaire était en dehors du Soleil. La réponse est non. On essayait de voir, avec les orbites des comètes et l'orbite de la terre, si on allait bientôt mourir et s'il fallait débarquer à la NASA en leur criant qu'ils avaient loupé une comète et que Nostradamus avait vaguement raison.

En servant le martini on the rocks ("ou plutôt on the falaises") on évaluait l'évolution de la température du martini et la vitesse de fonte des glaçons. Là on a compris qu'on avait vraiment un problème. Puis on a trinqué à la thermodynamique.

Et la création de l'univers, et les théories. La théorie des cordes. En théorie des cordes, l'univers serait une 3-brane (objet à 3 dimensions spatiales) qui s'étendrait dans une p-brane (p strictement supérieur à 3). Un peu comme une nappe (deux dimensions) dans l'espace. Il serait né de la collision d'une brane et d'une anti-brane. Grosso modo.

Le martini peut donc avoir des effets pour le moins inattendus.

J'envisage de finir la bouteille la veille de mon prochain oral de physique.

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mardi 8 juillet 2008 - Attente

J'attends Centrale, la semaine prochaine, et en attendant, je m'ennuie.

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lundi 7 juillet 2008 - Un loup de velours noir


Il est 2h du matin, je découvre Celestia et j'en profite pour observer les orbites des lunes de Neptune.

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dimanche 6 juillet 2008 - Conseils très personnels

Je sais pas trop comment je dois le prendre.

Je me demande ce que j'ai bien pu faire pour mériter ça.

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samedi 5 juillet 2008 - Chants de la fuite

L'amour a son triomphe, la mort a le sien
le temps ; et puis encore le temps.
Mais nous aucun.
Déclin des astres autour de nous, rien de plus. Reflet,
silence.
Après pourtant le chant s'élèvera par-dessus
la poussière
tellement plus haut que nous.

Ingeborg Bachmann, Chants de la fuite.

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jeudi 3 juillet 2008 - Jusqu'à trouver

Et un nouveau layout.

J'ai cette vue-là de chez moi.

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mardi 1 juillet 2008 - Révisions

Sur google, je décide soudainement de taper "introduction à l'astrophysique". Google est un de mes sites préférés.

Je tombe sur le polycopié de la fac de Toulouse.

A la fin du polycopié, des questions et des exercices.


2.11 Independence Day
Dans le film “Independence Day”, des extraterrestres arrivent avec un vaisseau spatial d’une masse équivalente à 1/5 de la masse de la lune, qu’ils placent en orbite autour de la Terre.


a) Comparez quantitativement l’effet des marées provoquées par ce vaisseau avec les marées induites par la lune. L’altitude du vaisseau est de 6000 km.
b) La forme du vaisseau spatial ressemble grossièrement au croquis ci-dessous.



Quelle serait la forme d’un corps d’une telle masse constitué de matière de type lunaire et qui est soumis à la gravitation ?Commentez.

Masse de la lune : Ml = 7.3.1022kg
Rayon de la lune : Rl = 1738 km
Distance terre-lune : Dl = 3.8.108m
Pression limite (roches) : So ≈ 3.108 Pa
Constante gravitationnelle :G = 6.67.10-11 Nm2kg-2



C'est quand même vachement plus fun que ce qu'on fait.

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