mardi 29 janvier 2008 - J'irai pas à Paris D'ailleurs j'ai horreur de tous les flons-flons De la valse musette Et de l'accordéon

Un mardi soir, après deux journées 8h-19h et peu de sommeil.

Pigalle.
Nous vous rappelons que les ascenseurs de la station Abbesses sont hors service.

Abbesses.
Nous vous rappelons que les ascenseurs de la station Abbesses sont hors service, ainsi que ceux de la station Lamarck-Caulaincourt.

Paris c'est trop cool.
D'ailleurs, laissez-moi aller à Centr*le Marseille.

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jeudi 24 janvier 2008 - Et quand vient le soir

Une jeunesse désuète et embarrassée d'elle-même. Je me reconnais en ses mots en faisant de mon mieux pour ne pas leur donner sens. Cet effort insistant pour ne pas voir, ne pas penser, j'en prends conscience au fur et à mesure que la fin s'éloigne. Cet effort est la seule chose qui me permette de m'accrocher encore, quitte à m'en broyer les doigts. On y laisse sa jeunesse, on y laisse quelques sales rêves, son corps, son appétit, l'appétit du combat.

Je fais partie de ces gens qui mènent une vie basée sur une erreur.

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mardi 22 janvier 2008 - Dans l'espace minime

Heureusement, il y a encore des recueils de poésie posés par dessus les cours de chimie organique/algèbre/électromagnétisme/algorithmique. Il y a Jacques le matin à l'aller dans le métro, René au retour, Yann dans les oreilles, ou encore Jacques et parfois Norah (mais plus du tout Carla, tiens).
Heureusement il y a ça.
Un jour donc, je fouille dans mon sac, hésite vaguement (pas longtemps) entre le grand cahier bleu - rarement ouvert - de physique, et le recueil. Jusqu'à tomber sur ça. C'est pas moi c'est Jacques Roubaud.


« Dans l'espace minime

Je m'éloigne peu souvent de cet endroit comme si l'enfermement dans un espace minime te restituait de la réalité, puisque tu y vivais avec moi.

A sa descente, et comme à sa montée, le soleil pénètre, s'il y a du soleil, et suit son chemin reconnaissable, sur les murs, les planchers, les chaises, courbant, couchant les portes.

Je suis là beaucoup, à le suivre des yeux, à interposer ma main, sans rien faire, penser, complément d'immobilité.

Tu n'habites pas ces pièces, je ne pourrais dire cela, je ne suis pas hanté de toi, je n'ai plus, maintenant, que rarement l'hallucination nocturne de ta voix, je ne te surprends pas en ouvrant la porte, ni les yeux.

Cela qui m'occupe, entièrement, et me détourne du dehors, de m'éloigner, de quitter les chambres, les mouvements de soleil, c'est l'espace, l'espace seul, tel que tu l'avais empli d'images, de tes étoffes, de ton odeur, de ta sombre chaleur, de ton corps.

Disparaissant, tu n'as pas été mise ailleurs, tu t'es diluée dans ce minime espace, tu t'es enfouie dans ce minime espace, il t'a absorbée.

La nuit sans doute, si je m'éveille dans la nuit, avec l'angoisse de poitrine, la fenêtre énorme, à me toucher les yeux, bruyante, la nuit sans doute, je pourrais te donner forme, parler, te refaire, un dos, un ventre, une nudité humide noire, je ne m'y abandonne pas.

Je m'abandonne à l'allongement des fenêtres, de l'église, au golfe des toits à gauche de l'église, où se lancent les nuages, soir après soir.

Je laisse le soleil s'approcher, me recouvrir, s'étreindre, laissant ta chaleur un moment, pensant, sans croire, ta chair remise au monde, ravivée.»


Imaginez la surprise d'une telle rencontre, à peine réveillé, métro Abbesses.

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lundi 21 janvier 2008 - Tes yeux sur ma bouche à la place de ce rien

J'oubliais presque que cet appartement pouvait parfois être vide, aussi.

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vendredi 18 janvier 2008 - Ulm et les autres

Je n'irai pas à Normale.

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mardi 15 janvier 2008 - Délices

Le café fait à peine effet.

Au bord des yeux, la fatigue s'accumule, en gris. Au bord des yeux de vagues souvenirs, des polynômes d'endomorphisme, des séries de fonctions, au bord des lèvres le goût de la cigarette mêlée au chocolat.

Le matin, je cours, et je tombe. Le matin je m'endors dans le métro entre deux stations. Pendant quinze secondes.

J'ai fait mes inscriptions aux concours aujourd'hui. Il est encore temps de s'inscrire à Normale. J'ai jusqu'à minuit pour changer d'avis. De toute façon, tout le monde sait ce que je pense des Normaliens moi.

A la place, ce sera thé/clémentine/chocolat.

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jeudi 10 janvier 2008 - A propos des pOPPH PR dans les DLHI parfaits

Dernier cours de physique :

"III Propagation d'une pseudo-onde plane progressive harmonique polarisée rectilignement homogène dans un milieu diélectrique linéaire homogène isotrope parfait"

Ne me remerciez pas.

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mercredi 9 janvier 2008 - Avec le temps

Aujourd'hui
je me suis cogné deux fois contre un plafond
j'ai loupé une échelle
dormi en maths
parlé de réflexion totale sur un dioptre plan
en pleine rue, presque sans honte
procédé à une défenestration mentale depuis le troisième étage du crous Mabillon
chanté Avec le temps dans le parloir
couru pour arriver avant la sonnerie fatale en chimie
lu avec beaucoup de sérieux The Economist dans le métro
au retour
combattu un dragon
parlé de Radiohead en colle d'anglais
pris le métro pour aller de Mabillon à Sèvres (les initiés savent à quel point c'est ridicule)
comparé avec M. qui de nous deux était le plus en retard niveau boulot
gagné

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mardi 8 janvier 2008 - Dix-sept heures de cours plus tard

Facebook, c'est super cool.

Ca permet de faire des tas de choses. Se faire snober par El*o**re, espionner les gens qui changent leur "relationship status" (intérêt principal, reconnaissons-le), être pote avec Bertrand Delanoë ou Françoise de Panafieu, leur faire des câlins, leur dédier des chansons, leur offrir des bouts de tarte, dire bonne année à Valérie Pécresse, se faire offrir des sandwichs au thon/des plantes à bonbons/des boissons alcoolisées mystérieuses par Marie- La*re à longueur de journée, acheter un fouet chromé (pour la cuisine hein), ou encore arrêter de fumer avec la cigarette électronique.

Haha, et puis, j'oubliais, ça y est, j'ai internet à la maison. Ca, plus le reste (oui, j'aurais pu trouver un terme plus élégant), mon année est foutue. Du coup, aujourd'hui, je demandais à B. "on va à Charlemagne ou à Saint-Louis l'an prochain ? Non parce que bon, H**** IV, voilà, ils sont cons et en plus je vais retomber sur mes profs de sup". C'est pas du tout de la résignation, juste une préparation psychologique.

En rentrant, dans le métro, une petite vieille tapait son mari et c'était mignon. Je reste impassible dans ce genre de situation. Il faut, parce que sinon je leur tirerais les joues. Et les gens ne comprennent pas toujours. J'avais de la craie sur les doigts, et je repensais au prof qui disait que j'avais des "prédispositions pour la thermo, mais que le cours avait l'air très très lointain" et ça m'a beaucoup fait rire parce que je ne l'avais pas lu. 

Enfin voilà quoi.
C'est la rentrée.

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samedi 5 janvier 2008 - En ce moment

C'est vraiment n'importe quoi.

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jeudi 3 janvier 2008 - A plus tard

Pas de post aujourd'hui pour cause d'yeux embués.

16:13. 3 commentaire(s)