mercredi 29 août 2007 - Cinq

Lorsque je l'ai vue je ne l'ai pas appelée pour ne pas lui dire que j'allais dans une agence immobilière à cinq jours de la rentrée.

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lundi 27 août 2007 - Avec une infinie douceur

Avec une infinie douceur, je m'assieds sur le rebord de la porte-fenêtre. Orienté nord, le sol est froid. Je me sers un verre de martini, seul. L'air est sec. Brise légère mais suffisante pour donner quelques frissons.

J'avale des exercices de maths pour penser à autre chose. Je contemple insensible les infanticides les incendies la baisse du pouvoir d'achat les paroles malheureuses. Ma décrépitude solitaire. Je contemple insensible comme on allumerait délicatement une cigarette light devant un spectacle post-apocalyptique. Concentré sur la petite braise, nombril en mouvement.

La grande enveloppe jaune semble bien loin, les étoiles, la neige.

Puis le désarroi.

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dimanche 26 août 2007 - Plafond inconnu en équilibre sur murs parfaitement identiques

[Finalement affronter la faiblesse est un choix plus audacieux, quoique plus déraisonnable, que de céder aux perspectives d'une énième fuite instinctive. L'illusion d'un arrachement, d'une amputation bénigne, n'a fait que caractériser le désormais quasi-périodique départ. Effacement. Sauf que non, j'ai décidé de jouer les prolongations, ce qui n'a toutefois rien de positif puisque cette décision qui s'apparente davantage à un caprice n'a pas été prise sous le coup d'une impulsion nouvelle, ou d'un souffle retrouvé. C'est plutôt comme si ce lieu, sans être une prolongation de mon être, l'était de mon paraître (à moi-même), un miroir, parfait satellite dont il serait vain de se séparer sans raison.]

A part ça nous sommes le 26 et je n'ai encore rien d'habitable. Sans compter le boulot en retard etc. On essaie de prendre de la distance et alors c'est encore pire. Je n'ai même pas espoir que la situation s'améliore.

Au fait, je répondrai bientôt aux mails en retard. "Veuillez m'excuser pour la gêne occasionnée."

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jeudi 23 août 2007 - Temps

Je crois qu'il va être temps de tout arrêter.

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mardi 21 août 2007 - Volcano

- Oublie-le.
- ...
- Oublie-le. Ce n'est pas un bon père.


- Viens, sinon je serai toute seule.


- Tu as une copine ?
- Non.
- Pourquoi ?


- Respire bien à fond. Dans quelques secondes, tu vas avoir la tête qui tourne et tu vas t'endormir. A tout à l'heure.


- Tu me manques.
- ...
- ...
- Je peux pas.
- Je sais.


- Si la plaie saigne, maintiens avec une compresse pendant cinq minutes.


- Alors Kévin, il paraît que vous allez emménager dans le coin ?
- Mais...
- Oui, on a de bons informateurs.


- How do you say "I love you" in French ?
- I am leaving on August 18.

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samedi 18 août 2007 - Occitanie

Nuit du 10 au 11 août.

La nuit me gêne pour écrire, autant que la musique - Franz Ferdinand - la lumière, le bruit des cartes. Pour regarder les étoiles.

On a ramé sur l'Hérault et Violaine adore JJ Goldman.
Elle s'est posée là comme une fleur (bleue) avec son air adorable et son accent qui berce la Catalogne.

J'abats méticuleusement mon valet d'atout.

J'ai besoin de vivre plus près de ces terres sèches et brûlées, du sable chauffé à blanc, la sécheresse a des saveurs étrangement sucrées. Un ballon flotte calmement dans la piscine, 26° C, pour les téméraires. J'ai besoin d'être loin de la capitale, des citadins, des commerces, du monde, des journaux, de la radio.

Tout ça pour l'odeur piquante de la mer, pour la chaleur des nuits de pleine lune, et pour ce putain de ciel étoilé.

Rien que pour lui et pour Cassiopée, jambes nues par cette nuit glaciale.

Nuit du 11 au 12 août.

J'ai laissé s'échapper toute ma vie - et je continuerai, jusqu'à ma mort. Que faut-il faire pour stopper l'hémorrhagie ?

12 août.

"Il eut trente-trois ans le 4 septembre 1862.
Elle pleuvait, sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille."

Alessandro Baricco, Soie

13 août.

Parcourir Montpellier pieds nus, la place de la Comédie me brûle.

14 août.

On a sorti les mouchoirs et couru sur le quai, chanté des au-revoirs, retrouvé le ciel froid.

16 août.

Taire ce qui blesse.

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lundi 6 août 2007 - La bibliothèque est en feu

Je pars en vacances, ouais ! ouais !
Enfin.
Ca va remettre les choses en place.
Un peu. J'espère.
M'en voulez pas, je vous aime.

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