mardi 31 juillet 2007 - Sur le compte de l'été

C'est toujours plus chouette pendant qu'on le fait que quand c'est fait. Parce qu'après on s'en lasse déjà.
Bon admettons, je ne sais pas tenir très longtemps sans changer de layout... (Vous arrivez à lire ?)
Mais c'est pas forcément un défaut !
...
Si...?

Bon et puis foutrediantre, dites-le si vous êtes là, moi je saurais bientôt plus quoi inventer pour vous faire revenir... :)

21:01. 10 commentaire(s)

dimanche 29 juillet 2007 - Logorrhée matinale

Parfois, les choses vont vite. J'aime bien dire des banalités.

Ces mots qui ne veulent rien dire et qu'on n'écoute pas, terrain connu, finalement on ne fait pas attention quand ils représentent quelque chose de commun. Pourtant c'est comme ça, on n'a pas le choix, s'il fallait résumer, ça donnerait bel et bien ça : parfois, les choses vont vite. Je vous l'accorde, cela ne veut rien dire.

Mais même en soi, il n'y a rien de plus banal que d'évoquer les meurtrissures dues au temps qui passe. Bien d'autres s'en sont chargé, et bien avant. C'est normal. Mourir dans son sommeil est un luxe que peu peuvent se permettre. Alors il s'agit de se tuer à petit feu, le plus délicatement possible, avec un maximum de précautions. Et l'écrire, c'est lutter vaguement contre la mort, sans grande conviction. Les traces d'une lutte simulée.

Je vais bien, je vous assure. Même devant l'échec cuisant du post précédent. Les choses vont vite, là, en fait, c'est tout ce qu'il y avait à dire.

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vendredi 27 juillet 2007 - Dark side of the moon

Et pouf. Voilà qu'en fait, je n'ai pas de logement pour l'an prochain.

Sacrée surprise. Alors évidemment, il n'y a pas de plan B potable. Et comme j'ai un blog, j'en profite, j'annonce : je cherche une colocation, ou un studio si quelqu'un quitte le sien (ou en possède un ?) sur Paris, conventionné. Et allez hop j'en demande beaucoup là, mais si c'était proche ou dans le 6e, ce serait quand même vachement chouette. Je suis gentil, je fais la vaisselle et je ne laisse pas traîner mes chaussettes sales ; par contre je suis pauvre, d'où la colocation.

Aidez-moi !

21:50. 0 commentaire(s)

jeudi 19 juillet 2007 - Plaie ouverte

Bon d'accord, ça fait longtemps que j'ai pas posté. Je n'ai pas envie de raconter tout ce qui s'est passé depuis fin juin, ce serait un peu déprimant. Ca ne prendrait pourtant pas beaucoup de temps.

J'irai bien à Bruxelles, en Suède, à Londres, dans le Nord, à Avignon. Je n'avais pas le droit de rater le centenaire de la naissance de R. Char, mais je ne savais pas qu'il était à l'origine du festival d'Avignon. De toute façon, il paraît que Feuillets d'Hypnos a été massacré. Je ne pourrai pas y aller l'an prochain à cause des concours qui s'étalent jusqu'en juillet, ni l'année d'après parce que je redoublerai. A Fénelon d'ailleurs, pour ceux qui seraient interessés.

Il fait chaud mais pas autant que l'été dernier outre-Atlantique. Je me rappelle avoir utilisé la climatisation sans aucun scrupule, je me rappelle les peaux moites. Tout d'un coup je me souviens d'April et de nos bouteilles de Blue Moon dans le petit appartement de Park Slope. Voilà comment tout change en si peu de temps.

Je vais prendre une chambre rue Mouffetard. Je ne m'attendais pas à devoir faire ça. Si tôt.

Il y a beaucoup de choses que je n'ose même plus dire ici. Ni ailleurs.

Quelque chose ne va pas.

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vendredi 6 juillet 2007 - Lettera amorosa

Nos paroles sont lentes à nous parvenir, comme si elles contenaient, séparées, une sève suffisante pour rester closes tout un hiver ; ou mieux, comme si, à chaque extrémité de la silencieuse distance, se mettant en joue, il leur était interdit de s'élancer et de se joindre. Notre voix court de l'un à l'autre ; mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourré, la tire à lui, la retient, l'interroge. Tout est prétexte à la ralentir.
Souvent je ne parle que pour toi, afin que la terre m'oublie.

René Char, Lettera amorosa

(histoire de fêter la venue du nouveau layout)

01:37. 6 commentaire(s)