dimanche 27 mai 2007 - Psychanalystes bonsoir

J'ai rêvé d'un chat jaune fluo. Véridique.

16:48. 4 commentaire(s)

samedi 26 mai 2007 - To the Caspian Sea

Je me suis enfermé dans mon silence, contemplant quelques personnes qui s'échangeaient leurs places dans le RER, à Magenta. Je les regardais, avec d'ailleurs, une impudeur exagérée, probablement, et non sans une certaine condescendance, ça je ne le réalise qu'après coup, quand le mal est fait. Je les ai trouvés laids.

Mes yeux ne supportent plus l'air de Paris. Comme si un attentat avait eu lieu, une éruption volcanique, un orage. Un de ces craquements sonores qui font que l'air, tendu et immobile, se rompt en produisant une décharge d'énergie. Thermique, électrique, magnétique. Les poussières flottent encore dans l'air, souvenirs suspendus et uniques témoins du massacre.

Je suis rentré. D'habitude, chaque fois que je reviens, quelque chose a changé. Cette fois, il n'y avait rien, mais je n'étais plus tout à fait sûr d'être chez moi. Il faisait gris et chaud et lourd. Et puis, toutes les fleurs étaient fanées. L'amaryllis agonisait, on l'avait vu pousser alors que ce n'était qu'un bulbe en se demandant quand elle s'arrêterait et quand elle fleurirait. Voilà, je rentre, elle est morte. J'ai peur, un jour de rentrer, et de constater que quelque chose est mort et que je ne l'ai pas vu fleurir. Ma vie, là, ressemble à un champ de bataille.

20:11. 0 commentaire(s)

jeudi 24 mai 2007 - Cessez de tergiverser Monsieur

"Il n'y a pas grand-chose de juste."
(Il avait tellement raison, même si ça n'avait rien à voir)

18:21. 0 commentaire(s)

mardi 22 mai 2007 - Petites Choses Sans Importance 2

Et plouf.


Je perds vingt places en physique. Ouais, comme ça. Puis de toute façon à Normale c'est que des autistes, puis je serai jamais prof et tout ça. Prof, c'est con, ça croit tout savoir et puis ça radote. Je leur apprendrai pas à faire du nylon ou à monter une petite radio avec du fil. Et je leur ferai pas mes petites blagues en TP - maintenant tu lâches plus sinon ça explose et tu meurs. Oui hein, vous aussi vous pensez que, les pauvres, ils ratent quelque chose. Je vous comprends.

17:56. 5 commentaire(s)

jeudi 17 mai 2007 - Napoléon en Sibérie

J'avais envie de couleurs, de départs, de changement. Et même que tant pis si c'est mièvre.

19:07. 6 commentaire(s)

mardi 15 mai 2007 - Flatland

S'il est agréable que de savoir, permettez-moi de dire qu'il est "orgasmique" (expression d'une collaboratrice de notre désormais cher N.S. national dont nous tairons le nom) que d'apprendre.


Quand d'autres apprennent la classification périodique des éléments, la démonstration du théorème de Borel-Lebesgue ou de la formule de Riesz, moi je n'apprends plus rien. Imaginez la déception, imaginez tout ce à côté de quoi je passe ! Un concentré de bonheur algébrique. Non. Vraiment, je regrette.


Et cet été, je lis Proust. Je vais visiter cette Cité de l'architecture pour de bon, et je m'installe à Montmartre. Ou dans le 5e. Oui hein, je m'embête pas. En tout cas, ailleurs qu'à Henri IV, l'internat de la deuxième année est glauque au possible. Ascétique. Je voudrais aller en Suède, mais ça n'a rien à voir.


Je patauge. Et on dirait que c'est normal.


A 2h du matin, je quitte la salle dans laquelle je travaillais, et le lycée est dans le noir. Mais il y a des gens encore éveillés. Ca fait un peu peur. Les gens ont cru que j'avais fait exprès de parler comme Ségolène Royal lors de ma présentation orale de chimie cet après-midi. Mais en fait non. Aucune part de mimétisme. Dans quatre semaines, l'ozone stratosphérique. Puis les vacances, à un concours près.


J'ai l'esprit embrouillé comme un mardi soir ordinaire.

18:18. 2 commentaire(s)

mercredi 9 mai 2007 - Interdites

[Interdites]


Le silence, ponctué d'absences, étouffées, ils interjectent, murmurent. Tu te penches, oscilles, je souffle quelques mots comme des notes. Un fil, je découvre, des malheurs soupirés, je risque, embrume, lumine, sceptique.


Quand j'ordonne les rimes rêvent, cimes, cachent. On s'isole pour mieux surprendre. Standard, blanc absolu. Cinquante-trois, terminé, idoles sans idéaux, un fil, un silence, une explosion, j'imagine, prends peur. Menaces. Torrents et veillées évanouis. Goutte à goutte, suspendu, j'inocule, particules, des merveilles.


Musique.


Les corps malingres se choquent, élastiques. L'ivresse passée, la mollesse, satiété. Dans l'acte, futile exercice, je perds, empreintes. Le danger, le dégoût du risque. Espérance. Souvenirs. Te retenir.

18:03. 0 commentaire(s)

lundi 7 mai 2007 - Nouvelles

J'ai la gorge serrée et les pensées ailleurs. Pardonnez mon désespoir légitime. Voilà - tout s'effondre, comme ça. En un instant, et voilà. Et puis mourir, comme la petite Antigone, puis quoi. Il ne faudrait pas se forcer à se réjouir du peu qu'il reste.

Je dis non.

17:56. 0 commentaire(s)

jeudi 3 mai 2007 - En prépa Petites Choses Sans Importance

Je mange une crêpe cannelle dégueulasse et François Bayrou est tout seul. Les touristes allemands se sont assis sur les marches de l'église Saint-Etienne du Mont. Je lis que la butte aux Cailles est plus haute que la Butte Montmartre et que la Montagne Sainte-Geneviève. Je migrerai.

Commencer les négociations.

Cali s'éclate avec Dionysos et y a pas que lui. Au fond des tympans je ne sais plus ce qui se passe. Je me retourne et voit D. (préservons son anonymat en ces temps déjà difficiles) danser sur les Têtes Raides. Ca me fait rire de le voir là.

Le débat m'a mis hors de moi. Je suis allé prendre une douche. Froide.

C'est l'été. La preuve, à Mezzo, ils ont remplacé les soupes par des salades de pâtes. Les lycéens jouent aux cartes dans la cour du Méridien.

16:04. 0 commentaire(s)